Entretien avec la créatrice, Annick Windal...

... Histoire d’une passion pour les sacs

Quel est votre parcours ?

J’ai toujours été sensible au style, à la mode et au bien-être. Après une première expérience dans la décoration intérieure et un passage dans un bureau de stylisme, je me suis orientée vers le conseil en image. J’ai accompagné les femmes à la recherche d’un nouveau look et d’une garde robe « sur-mesure », pendant 15 ans, à Lille puis à Paris.

Comment vous est venue l’idée de créer des sacs ?

J’aime l’harmonie, et quand je conseillais mes clientes, je cherchais des sacs élégants mais abordables qui n’alourdissent pas la silhouette, le contraire d’un « fourre tout »… Difficile à trouver. Au-delà, il y avait au fond de moi une très ancienne et très profonde passion pour les sacs et le cuir.

Racontez-nous vos débuts...

J’ai dessiné un premier modèle inspiré des années 50 : petit, carré, à soufflets, habillé d’un petit fermoir bijou. Je l’ai fait fabriquer par un atelier. Le modèle Trianon était né. J’ai testé une petite série de ce modèle dans plusieurs pop-up stores parisiens. Il a plu, tout de suite ! Alors, je me suis lancée. C’était en 2014. Le Flore a très vite suivi, puis le Mirabeau et le Carrousel en 2016, enfin le Bel Ami en 2018.

Parlez-nous de votre marque éponyme, Annick Windal, qui a quatre ans à présent

C’est une marque haut-de-gamme, de fabrication française. Tous les sacs sont taillés dans des peaux de première qualité, assemblés et cousus intégralement à la main dans un atelier parisien. La collection est minimaliste et intemporelle : des lignes simples, épurées, des matières nobles… Avec des finitions ultra raffinées car la sobriété ne souffre aucune imperfection. Le fermoir bijou « tourniquet » représente l’emblème de la marque.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Partout ! Dans la rue, le métro, les expositions, les restaurants… Je m’inspire du quotidien. J’observe la manière dont les femmes portent leur sac et surtout comment elles se comportent avec lui. Il est un peu leur miroir. J’imagine toujours ce qu’un sac différent pourrait apporter à leur allure.

Qu’est-ce qu’un sac idéal pour vous ?

Pour être parfait, il doit être petit – on en met toujours trop dans un sac -, élégant, et en en même temps sublimer la silhouette. Le sac est le prolongement naturel du corps de la femme. Il a ce pouvoir de nous libérer dans nos mouvements. Il doit donc être organisé, et compartimenté pour permettre de retrouver facilement un objet. Sans oublier d’être agréable au toucher. Pour l’intérieur, je choisis une doublure en agneau plongé pour une sensation veloutée quand on y glisse la main.

Vous aimez jouer avec les matières, les couleurs... ?

Oui, c’est incroyable les déclinaisons qu’il est possible de faire à partir du même modèle. Alterner le cuir lisse avec le daim, modifier une surpiqure, remplacer une anse en cuir par une chaîne… Et puis évidemment, il y a les coloris. Jouer avec les acidulés ou les pastels pour l’été, utiliser des tons plus chauds, plus neutres l’hiver… Les combinaisons sont infinies et produisent des styles très variés.

Quels sont vos projets pour la marque ?

Tout d’abord, le lancement de la boutique en ligne (adresse site), un virage important pour la marque car cela va lui donner une visibilité à l’étranger. Les femmes du monde entier vont pouvoir commander leur sac « made in France » qui leur parviendra sous trois semaines. Côté création, le Petit Trianon va venir enrichir la collection en octobre. Il sera une version réduite du Trianon.

Propos recueillis par Marianne Martin dit Neuville

Made in France

Fabrication artisanale

Sur commande

Suivez-nous sur Instagram